En grève le 31 mars !

Rassemblement 17h30 à Blois

devant la DSDEN, mail Charlot

Les conséquences de l’austérité, pierre cardinale du budget 2026, apparaissent concrètement avec la préparation de la rentrée 2026. La douzaine de postes supprimés dans les collèges du département et la trentaine de fermetures de classes auxquelles ont peut s’attendre dans le premier degré vont dégrader encore le service public. Pourtant, ce n’est pas une fatalité.

Lors de l’examen du budget 2025, les fortes mobilisations dans l’éducation avaient permis d’annuler les suppressions de postes envisagées. C’est la preuve que d’autres choix que l’austérité sont possibles et que nous sommes face à un choix politique qui sacrifie l’avenir. L’argument de la baisse démographique ne tient pas, d’abord parce que pendant les années de progression, les créations de postes n’ont pas été à la hauteur. Ensuite parce que cette baisse doit être l’occasion de réduire le nombre d’élèves par classe, de relancer une politique du plus de maîtres que de classes, de permettre l’inclusion de tous les élèves dans des conditions d’apprentissage satisfaisantes pour tou·tes, d’améliorer les conditions de travail des personnels.

Les mobilisations de 2026, si elles n’ont pas permis d’empêcher les suppressions de postes ont tout de même permis de réinjecter une partie des emplois mis en réserve pour les stagiaires. C’est certes très insuffisant par rapport à nos demandes et surtout les besoins du service public, mais cela reste des acquis de l’action syndicale.

L’austérité, ce sont aussi les attaques contre les droits des agents publics avec la remise en cause des autorisations d’absence pour enfant malade ou le temps partiel thérapeutique. Là encore, c’est l’action syndicale qui a permis de faire reculer le gouvernement sur les absences pour motif familial.

L’austérité, c’est encore le gel des salaires et des pensions, alors que l’inflation se renforce.

Là encore d’autres choix sont possibles et l’action syndicale doit pouvoir les imposer. Quand certains font le choix de crier fort sans agir, la FSU prend le parti de construire l’action dans la plus grande unité possible. En intersyndicale dans l’éducation, elle appelle à une semaine de mobilisations du 30 mars au 3 avril, avec un appel à la grève le 31. Au cours de cette semaine, et au-delà, débattons et construisons les suites dans les établissements, faisons remonter les besoins en inventant l’École de nos rêves, déjà, mettons la pression pour le budget 2027. « Créer, c’est résister, résister, c’est créer ». Convaincu par ces paroles, inventons demain, car dans une société fracturée, les services publics seront la solution.