COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Depuis quelques temps, l’enseignement privé catholique ne recule devant rien pour une campagne de publicité hors normes. En effet, il est bien difficile, en ce moment, de ne pas voir les multiples affiches sur les panneaux publicitaires parfois à quelques mètres des établissements publics, sur les bus, dans les journaux, sur internet et même au cinéma.
Par cette campagne, cherche t-il à faire oublier les nombreux scandales le concernant qui ont émergé ces dernières années ?
Rappelons que les établissements rattachés au réseau de l’enseignement catholique et dont les classes sont sous contrat, sont financés à plus de 75 % par de l’argent public. Rappelons également que la fondation Victor Dillard qui parraine l’enseignement catholique en Loir-et-Cher bénéficie elle aussi de financements publics via la défiscalisation des dons qu’elle reçoit. Cette campagne de publicité géante, dont on n’ose imaginer le coût, est donc, d’une façon ou d’une autre, financée par de l’argent public ! Cet argent serait largement mieux employé s’il revenait à l’enseignement public et laïc.
Cette campagne confirme en tout cas que l’enseignement privé catholique est bien dans une démarche commerciale et recherche avant tout des parts de marché. On est donc bien loin du narratif « bienheureux » développé au travers de cette communication. Par ailleurs, en revendiquant « accompagner chaque élève dans toutes ses dimensions : intellectuelle, humaine et spirituelle », l’enseignement privé catholique se place clairement dans le cadre de l’« éducation intégrale », celle là même qui est revendiquée par l’école hors contrat de Chalès. Celle également dont l’initiateur remet en cause les apports de la recherche scientifique.
Puisque les autorités en charge de l’enseignement public et laïc ne semblent pas disposées à le faire, la FSU rappelle que seule l’École publique, gratuite et laïque est l’École de la République, car elle seule accueille tous les élèves, quels que soient leurs origines, leurs opinions ou les revenus de leurs familles. Enfin, seule l’École publique et laïque assure un enseignement fondé sur les connaissances établies scientifiquement par les apports de la recherche et non sur les croyances ou les opinions. Tout le contraire de l’enseignement privé qui provoque le séparatisme social, renforce les inégalités et place l’enseignement de la foi à égalité du reste.
Il est aujourd’hui urgent de cesser le scandale que constitue le financement public des écoles privées et d’assurer à l’enseignement public, laïc et gratuit les moyens nécessaires à son développement au service de la réussite de tous les élèves. Ce qui commence par rétablir l’ensemble des postes supprimés.

Blois, le 2 avril 2026