Quand les femmes s’arrêtent, tout s’arrête !

Dans le cadre de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes la FSU41, aux côtés de la CGT, Solidaires, Le Collectif pour les droits des femmes, le planning familial et NousToutes, appelle à se rassembler et à manifester le dimanche 8 mars à 14H00 devant la Préfecture de Blois.

Le 8 mars est une étape de lutte décisive pour construire une société réellement démocratique, d’égalité et de justice sociale. C’est aussi un temps fort de solidarité internationale où le mouvement social féministe doit imposer un véritable rapport de force pour faire entendre ses exigences.

En France à contre-courant des besoins, le gouvernement impose un budget d’austérité profondément sexiste. Les services publics où les femmes sont à la fois massivement salariées et principales usagères, subissent des coupes, suppressions de postes, fermetures de classes, de lits, de structures de proximité. À chaque recul du service public ce sont les femmes qui encaissent : conditions de travail dégradées, charge mentale renforcée, et l’accès aux services publics de santé, d’éducation, de la petite enfance… est de plus en plus difficile. Outre la persistance des inégalités économiques, les violences sexistes et sexuelles au travail restent nombreuses et encore trop souvent impunies. S’y ajoutent également des attaques directes contre les droits des agentes : décote salariale de 10% en cas de congé maladie ordinaire y compris pour les femmes enceintes, projet de diminution des jours « enfant malade ». Être malade, enceinte ou assumer la parentalité devient ainsi un motif de sanction financière. Cette politique constitue une violence sociale ciblée contre les femmes déjà surreprésentées dans les emplois les plus précaires, à temps partiel imposé avec des carrières discontinues et des pensions amputées.

Pour la FSU, l’action syndicale constitue un levier essentiel pour (re)conquérir des droits et les rendre effectifs. C’est toutes et tous ensemble que nous devons œuvrer pour l’égalité entre les femmes et les hommes, tant dans la sphère publique que dans la sphère privée. 

Pour la FSU, lutter pour l’égalité femmes/hommes c’est, entre autre :

  • revaloriser l’ensemble des métiers féminisés fortement présents dans l’éducation, la santé, l’aide à la personne
  • rémunérer le travail à sa juste valeur : à travail égal, salaire égal
  • obtenir la fin des postes à entretien sur lesquels, en proportion, les femmes postulent moins que les hommes, d’où à terme, des inégalités de salaires même lorsque la rémunération est basée sur des grilles indiciaires
  • combattre les temps de travail contraints et les temps partiels « choisis » par défaut, en créant par exemple un service public de la petite enfance
  • obtenir une réforme des retraites qui ne soit pas défavorable aux femmes et obtenir la prise en compte des enfants dans le calcul de la pension
  • répartir équitablement les charges mentales entre les femmes et les hommes afin de préserver la santé de ces premières.
  • éduquer les enfants à repérer et déconstruire les stéréotypes de genre notamment par la mise en œuvre des programmes EVARS (Education à la Vie Affective, Relationnelle et Sexuelle)
  • créer un service public national de l’autonomie tout au long de la vie
  • voter une loi cadre intégrale qui mette en avant la prévention, l’éducation, la protection, l’accompagnement mais aussi les sanctions. Une loi qui garantisse des moyens pour la prise en charge de l’ensemble des victimes de violences sexistes et sexuelles (femmes, enfants, minorités de genre)

La FSU engagée contre les violences sexistes et sexuelles au travail : Livret FSU VSS au travail

Témoins ou victimes de discriminations dans le cadre professionnel ? Contacter la FSU41 et saisissez la cellule STOP DISCRI du Rectorat stopdiscri@ac-orleans-tours.fr

La lutte pour les droits des femmes est l’affaire de toutes et tous.

Nous vous attendons nombreuses et nombreux le 8 mars à 14H00, à Blois, devant la Préfecture.

Lire l’appel du groupe des 9 « 8 mars 2026, l’exigence d’égalité pour les femmes retraitées aussi. »

Lire l’appel unitaire départemental ci-dessous :