1er MAI : Rassemblement et Manifestation
Blois – Préfecture – 11H00

Après la manifestation, venez partager un moment convivial autour d’une Plancha – Préfecture

Sous la pression de l’intersyndicale et face à l’indignation générale, le gouvernement a annoncé le report à 2027 de sa proposition de loi sur le travail le 1er mai. La Commission Mixte Paritaire qui devait sceller ce texte, a donc été annulée. C’est une première victoire à mettre au crédit de l’unité syndicale !

Pour autant, tout reste à faire car le ministre du travail Jean-Pierre Farandou a confirmé que le gouvernement ne comptait pas en rester là, et a rappelé la volonté d’avancer malgré tout sur ce sujet avant le 1er mai 2027.

Le 1er mai n’est pas un jour comme les autres !

Seul jour férié obligatoirement chômé et payé dans notre pays, il est un symbole historique des luttes des travailleurs et des travailleuses. Or, le gouvernement vise à banaliser le travail ce jour-là, en l’ouvrant largement au commerce, à l’agroalimentaire et à de nombreux secteurs, au bénéfice des grandes enseignes et au détriment de millions de salarié·es. L’affichage du volontariat n’est qu’un leurre puisque, par définition, le lien entre un employeur et son salarié est déséquilibré.

Pour la FSU, les priorités des travailleurs et travailleuses ne sont pas de travailler plus pour gagner autant, mais d’obtenir de vraies augmentations de salaires, une amélioration du pouvoir d’achat et des conditions de travail dignes.

Le recul (momentané) gouvernemental est une preuve que l’action collective paie. Je signe la pétition. 

En Loir-et-Cher, la FSU, la CGT et Solidaires appellent à rester mobilisés en participant à la manifestation du vendredi 1er mai à 11H00 à Blois, devant la préfecture. 

Un siècle de luttes : d’où vient le 1er mai ?

On ne réforme pas brutalement un droit issu de plus de 130 ans d’histoire sociale. Le 1er mai plonge ses racines dans le sang des ouvriers de Chicago en 1886 et de Fourmies en 1891, tombés sous les balles pour réclamer la journée de huit heures. En France, c’est en 1919 que la journée de huit heures est votée, faisant du 1er mai une journée de grève tolérée, avant qu’il ne devienne officiellement un jour férié, chômé et payé en 1947. En voulant le « banaliser », le gouvernement s’attaque à un pilier de la mémoire ouvrière mondiale.